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Chauffage d’entrepôt : quelles solutions performantes en 2026 ?

  • Cedric KTORZA
  • 21 janv.
  • 8 min de lecture
Vue photo-réaliste d’un entrepôt logistique moderne avec chauffage entrepôt haute performance : panneaux radiants lumineux, unités de chauffage suspendues et gaines d’air chaud visibles au plafond, diffusant une chaleur douce au-dessus d’allées centrales dégagées et de rayonnages métalliques ordonnés, dans une ambiance contrastée entre lumière froide hivernale et lueur chaude des systèmes de chauffage.

Chauffer un entrepôt en 2026 : un enjeu stratégique, pas un simple confort

Le chauffage d’entrepôt est aujourd’hui un sujet de performance globale : énergie, productivité, conformité réglementaire et attractivité employeur.

En France, l’exploitation des bâtiments résidentiels et tertiaires représente environ 43 % de la consommation d’énergie finale, soit près de 697 TWh en 2024 selon l’ADEME.(batizoom.ademe.fr) Les bâtiments logistiques et industriels y prennent une part croissante, poussés par l’essor du e‑commerce, des plateformes multi-températures et des exigences de confort des équipes.

Dans ce contexte, la question n’est plus seulement « comment chauffer mon entrepôt ? », mais « comment le chauffer juste ce qu’il faut, au bon endroit, au bon moment, avec un impact maîtrisé sur les coûts et le climat ? »

Chez Score Group, nous abordons ce sujet en intégrateur global, en croisant trois piliers : Énergie, Digital et New Tech, via nos divisions Noor Energy, Noor ITS, Noor Technology et Noor Industry.

Comprendre les spécificités du chauffage d’entrepôt

Des volumes importants, peu isolés et très ouverts

Un entrepôt cumule presque tous les défis énergétiques :

  • grandes hauteurs (6 à plus de 12 m) favorisant la stratification de l’air chaud ;

  • portes sectionnelles et quais fréquemment ouverts ;

  • enveloppe parfois peu isolée ou hétérogène (extensions, bardages anciens) ;

  • occupation partielle (zones de préparation de commandes, bureaux en mezzanine, stockage sensible ou non).

Sans stratégie adaptée, on finit par « chauffer le plafond » et surconsommer pour des températures au sol pourtant moyennes.

Confort humain, contraintes produits et normes

La cible de température dépend du type d’activité (manutention légère ou lourde, temps de présence, intensité physique) et des produits stockés (pharmaceutique, agroalimentaire, matières sensibles au gel, etc.). Le Code du travail impose de maintenir une température « convenable » dans les locaux occupés, ce qui exige a minima d’éviter le froid excessif pour les salariés.

Parallèlement, le décret tertiaire impose, pour les bâtiments à usage tertiaire de plus de 1 000 m², des objectifs de réduction de consommation d’énergie d’ici 2030, 2040 et 2050, assortis d’un suivi sur la plateforme OPERAT.(justice.fr) Les entrepôts logistiques concernés doivent donc agir sur l’efficacité de leur chauffage.

Un poste de consommation majeur

Dans les bâtiments tertiaires, le chauffage représente en moyenne environ 50 % de la consommation énergétique, devant l’éclairage, la ventilation et la climatisation.(covalba.fr) Dans un entrepôt mal régulé, ce pourcentage peut encore augmenter (portes ouvertes, consignes de température trop élevées, chauffage hors horaires réels…).

Réduire de quelques degrés une consigne ou optimiser les horaires peut générer des économies à deux chiffres sur la facture annuelle, sans investissement massif, à condition de disposer des bons outils de pilotage.

Panorama des solutions de chauffage d’entrepôt en 2026

Générateurs d’air chaud et aérothermes

Les aérothermes (gaz ou électriques, au sol ou suspendus) chauffent l’air ambiant, qui est ensuite brassé dans le volume. Ils sont :

  • adaptés aux entrepôts de hauteur moyenne, avec besoin de montée en température relativement rapide ;

  • assez simples à installer (rénovation) et à sectoriser par zones ;

  • souvent couplés à une ventilation, avec possibilité de récupération sur air extrait.

Leur limite : sans déstratification et gestion fine des débits, ils ont tendance à surchauffer les couches supérieures du bâtiment, d’où l’intérêt de ventilateurs de plafond et d’une régulation par zones.

Chauffage radiant gaz ou électrique

Les systèmes radiants (panneaux rayonnants, tubes radiants gaz) chauffent directement les surfaces et les personnes, plutôt que l’air.

  • Très pertinents pour les grands volumes avec zones de travail bien identifiées (préparation, zones picking, ateliers) ;

  • peu sensibles aux courants d’air liés aux ouvertures de portes ;

  • souvent appréciés en confort ressenti, même avec une température d’air légèrement plus basse.

Ils nécessitent en revanche un dimensionnement précis (puissance, implantation) pour éviter les zones surchauffées ou sous-chauffées, et doivent être intégrés dans une stratégie globale de sécurité (hauteur, stockage, détection incendie).

Pompes à chaleur et solutions aérothermiques

Les pompes à chaleur (PAC air/air, air/eau, voire géothermiques) se généralisent dans les bâtiments neufs et les rénovations lourdes. Couplées à des roof-tops ou des centrales de traitement d’air, elles permettent de :

  • réduire fortement les émissions de CO₂ par kWh de chaleur produite ;

  • mutualiser chauffage et rafraîchissement pour certaines zones (préparation, bureaux, locaux techniques) ;

  • s’intégrer dans une stratégie d’autoconsommation photovoltaïque sur toiture ou parking.

La directive européenne 2018/844 pousse d’ailleurs les États membres vers des bâtiments à haute performance énergétique, bas carbone, en valorisant les technologies intelligentes et les solutions renouvelables.(climate-adapt.eea.europa.eu)

Biomasse, réseaux de chaleur et récupération d’énergie

Dans certains sites industriels ou logistiques multi-bâtiments, il peut être pertinent de recourir à :

  • chaudières biomasse (plaquettes, granulés) alimentant un réseau interne de chaleur ;

  • raccordement à un réseau de chaleur urbain, lorsque celui-ci est développé localement ;

  • récupération de chaleur fatale sur process, groupes frigorifiques, compresseurs d’air, data centers, etc.

Ces solutions nécessitent une étude de faisabilité détaillée (gisement, continuité de service, contraintes de maintenance), mais elles offrent un fort levier de décarbonation, en cohérence avec les objectifs nationaux et européens.

Comparer les principales solutions de chauffage d’entrepôt

Solution

Avantages principaux

Points de vigilance

Entrepôts les plus adaptés

Aérothermes / air chaud

Installation simple, montée en température rapide, zoning possible

Stratification de l’air, sensibilité aux ouvertures, besoin de bonne régulation

Hauteur modérée, activité continue, bâtiments existants

Radiant gaz / électrique

Confort localisé, peu sensible aux courants d’air, température d’air plus basse possible

Implantation à étudier, gestion des zones de stockage et sécurité incendie

Grands volumes, zones de travail fixes, quais ouverts

PAC air/air ou air/eau

Bon rendement, décarbonation, possible rafraîchissement

Performance en climat froid, maintenance, conception hydraulique/aéraulique

Bâtiments neufs ou rénovations lourdes, mix bureaux/entrepôt

Biomasse / réseau de chaleur

Énergie renouvelable, coûts stables, valorisation de chaleur fatale possible

Investissement, logistique combustible, besoin d’un volume de consommation suffisant

Sites multi-bâtiments, plateformes régionales, sites industriels

Optimiser la performance énergétique d’un entrepôt chauffé

Enveloppe, infiltration d’air et organisation intérieure

Avant de changer de système, il est souvent plus rentable de réduire les besoins :

  • traiter les fuites d’air (joints de portes, sas, rideaux d’air chaud, portes rapides) ;

  • améliorer l’isolation des parois les plus déperditives (toiture, bardages anciens, mezzanines) ;

  • organiser le stockage de manière à protéger les zones de travail des flux d’air froid ;

  • mettre en place des déstratificateurs pour homogénéiser les températures.

Ces actions, combinées à une consigne de température ajustée, peuvent réduire significativement la consommation sans immobiliser l’activité.

Régulation, GTB/GTC et pilotage temps réel

D’après certaines analyses récentes, seuls quelques pourcents des grands bâtiments tertiaires français sont aujourd’hui équipés de systèmes de régulation modernes et pleinement fonctionnels pour le chauffage, la ventilation ou l’éclairage, alors que ces bâtiments pèsent lourd dans la consommation électrique hivernale.(opera-energie.com) Le potentiel d’optimisation est donc énorme.

Chez Score Group, notre division Noor Energy conçoit et intègre des systèmes de gestion technique du bâtiment (GTB/GTC) adaptés aux entrepôts :

  • programmation horaire fine par zone et par jour ;

  • prise en compte de la météo, des plannings logistiques et des périodes de pointe énergétique ;

  • surveillance des températures et alarmes en cas de dérive.

Exploiter la donnée énergétique et les capteurs IoT

L’optimisation durable passe par la donnée. Avec la gestion de l’énergie et les capteurs connectés (comptage par zone, sondes de température et d’humidité, capteurs d’ouverture de portes), il devient possible de :

  • identifier précisément les dérives (porte laissée ouverte, consigne mal réglée, appareil défaillant) ;

  • comparer les performances entre sites ou entre zones équivalentes ;

  • piloter des plans d’actions et en mesurer les gains réels.

Notre division Noor ITS fournit l’infrastructure réseau, les systèmes et la cybersécurité nécessaires à cette digitalisation, tandis que Noor Technology capitalise sur les technologies IoT, l’analyse avancée de données et l’intelligence artificielle pour automatiser les optimisations.

Intégrer énergie, digital et nouvelles technologies dans votre entrepôt

Une approche par étapes, alignée sur la réglementation

Dans le cadre du décret tertiaire et des trajectoires européennes de décarbonation des bâtiments,(eur-lex.europa.eu) Score Group accompagne les exploitants d’entrepôts avec une démarche structurée :

  1. Audit énergétique et technique (état du bâti, systèmes existants, profils de consommation, contraintes métiers).

  2. Définition d’un scénario cible (niveau de confort, objectifs de réduction, intégration d’énergies renouvelables, phasage).

  3. Feuille de route pluriannuelle combinant quick wins (régulation, horaires, déstratification) et investissements structurants (nouveau générateur, GTB, photovoltaïque, récupération de chaleur).

L’objectif : sécuriser la conformité réglementaire tout en améliorant la compétitivité de l’exploitation.

Exemple de trajectoire pour un entrepôt de 10 000 m²

À titre d’exemple, une plateforme d’environ 10 000 m², chauffée par aérothermes gaz sans régulation centralisée, peut envisager :

  • Année 1–2 : GTB légère, pilotage horaire, capteurs de température, déstratificateurs, réglage des consignes.

  • Année 3–5 : remplacement progressif des générateurs par des équipements à haut rendement (PAC, tubes radiants performants…), zonage plus fin.

  • Année 5+ : intégration d’énergies renouvelables (solaire en autoconsommation, récupération de chaleur fatale, éventuelle biomasse) et optimisation par IA.

Chaque étape est pilotée par la donnée et pensée pour limiter les coupures d’exploitation, dans la logique « Là où l’efficacité embrasse l’innovation… » qui guide Score Group.

Questions fréquentes sur le chauffage d’entrepôt en 2026

Quel est le meilleur système de chauffage pour un entrepôt logistique ?

Il n’existe pas de solution unique : le « meilleur » système dépend de la hauteur du bâtiment, du taux d’ouverture des portes, du type d’activité et des objectifs de décarbonation. Pour un grand volume avec quais très sollicités, le chauffage radiant gaz est souvent pertinent, car il chauffe directement les postes de travail. Pour un entrepôt récent, mixte bureaux/logistique, une PAC air/eau ou air/air combinée à une GTB performante peut offrir un excellent compromis. Chez Score Group, nous préconisons systématiquement une étude de scénarios comparés avant décision.

Quelle température viser dans un entrepôt pour respecter le confort des salariés ?

Le Code du travail ne fixe pas une température chiffrée unique, mais impose une ambiance « convenable ». En pratique, pour des activités de manutention modérée, les entreprises visent souvent une plage de 14 à 18 °C dans les zones de travail, en tenant compte de l’effort physique, des vêtements et de la durée d’exposition. L’important est d’éviter les zones très froides, les courants d’air permanents et les écarts brutaux entre différents espaces (quais, picking, bureaux). Une mesure régulière et un dialogue avec les équipes sont indispensables pour ajuster au plus juste.

Comment réduire la facture de chauffage d’un entrepôt sans tout remplacer ?

La première étape consiste à exploiter au mieux l’existant. Cela passe par : la mise en place d’horaires de fonctionnement précis, l’abaissement des consignes hors occupation, la réparation des fuites d’air (portes, sas), l’installation de déstratificateurs, et la sectorisation des zones peu utilisées. Un système de régulation centralisé peut souvent se greffer sur des générateurs existants. Ensuite, un suivi des consommations par zone permet d’identifier les dérives et de prioriser les remplacements les plus rentables. Score Group accompagne ce type de démarche progressive via Noor Energy et ses services de gestion énergétique.

Les pompes à chaleur sont-elles vraiment adaptées aux entrepôts ?

Oui, à condition de bien les dimensionner et de tenir compte du climat local. Les PAC air/eau ou air/air modernes conservent des performances intéressantes même par temps froid, surtout lorsqu’elles sont couplées à une bonne conception hydraulique/aéraulique et à un pilotage intelligent. Elles sont particulièrement pertinentes dans les entrepôts neufs ou rénovés, dotés d’une enveloppe performante, ou lorsque l’on souhaite mutualiser chauffage et rafraîchissement de certaines zones (bureaux, préparation fine). L’intégration avec une production photovoltaïque en autoconsommation renforce encore l’intérêt économique et environnemental de cette solution.

Comment piloter à distance le chauffage de plusieurs entrepôts répartis sur différents sites ?

Le pilotage multi-sites repose sur une infrastructure numérique robuste et une GTB/GTC centralisée. Concrètement, chaque entrepôt est équipé de capteurs (température, CO₂, ouverture de portes), de compteurs d’énergie et d’automates locaux. Ces données remontent via un réseau sécurisé vers une plateforme centrale, hébergée sur site ou dans le cloud. À partir de là, les équipes énergie ou maintenance peuvent ajuster les consignes, lancer des scénarios (abaissement nuit/week-end, gestion de pointe) et suivre les performances par site. Chez Score Group, Noor ITS prend en charge l’infrastructure IT et la cybersécurité, tandis que Noor Energy et Noor Technology orchestrent le pilotage énergétique.

Et maintenant ? Passez d’un chauffage subi à un chauffage piloté

Que vous exploitiez un unique entrepôt ou un réseau de plateformes, le chauffage est un levier majeur de performance énergétique et opérationnelle. En combinant audit, optimisation de l’existant, digitalisation et nouvelles technologies, Score Group vous aide à construire une trajectoire réaliste vers un entrepôt plus sobre, plus confortable et plus résilient.

Envie d’échanger sur votre cas concret ? Contactez nos équipes via la page Contact pour lancer une première analyse de votre situation et envisager, ensemble, les solutions les plus pertinentes pour votre site.

 
 
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