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Supervision GTB : guide complet et bonnes pratiques pour une gestion technique de bâtiment performante

  • Cedric KTORZA
  • 7 janv.
  • 12 min de lecture
Ingénieur de dos dans une salle de contrôle moderne en train d’assurer la supervision GTB, assis devant un mur de grands écrans 16:9 affichant des interfaces de gestion technique du bâtiment avec plans d’étage schématiques, jauges colorées et courbes de température, sur fond de bureaux vitrés flous suggérant un bâtiment intelligent.

La supervision GTB est devenue un pilier de la performance des bâtiments tertiaires et industriels.

Entre obligations réglementaires, enjeux énergétiques et attentes accrues des occupants, la gestion technique du bâtiment (GTB) ne peut plus se limiter à quelques automatismes isolés. La supervision centralisée permet de visualiser, piloter et optimiser l’ensemble des équipements techniques d’un site – chauffage, ventilation, climatisation, éclairage, ENR, sûreté – depuis une plateforme unifiée. Chez Score Group, cette supervision s’inscrit au croisement de l’énergie, du digital et des nouvelles technologies, dans une logique d’efficacité opérationnelle et de durabilité.

Qu’est-ce que la supervision GTB ?

Définition et périmètre

La supervision GTB désigne la couche logicielle et matérielle qui permet de superviser, contrôler et analyser l’ensemble des systèmes techniques d’un bâtiment depuis une interface centralisée. Concrètement, la GTB s’appuie sur des automates et des réseaux de terrain, tandis que la supervision fournit les vues graphiques, tableaux de bord, alarmes et rapports nécessaires à l’exploitation.(fr.wikipedia.org)

Les équipements généralement intégrés dans une gestion technique de bâtiment sont notamment :

  • Chauffage, ventilation, climatisation (CVC) et qualité d’air intérieur ;

  • Production d’eau chaude sanitaire et réseaux hydrauliques ;

  • Éclairage intérieur et extérieur, stores et protections solaires ;

  • Alimentation électrique, groupes électrogènes, onduleurs ;

  • Systèmes de sûreté et de sécurité (contrôle d’accès, vidéoprotection, SSI, etc.) ;

  • Production locale d’énergie (photovoltaïque, stockage, etc.).(fr.wikipedia.org)

GTB, GTC, BMS : de quoi parle-t-on ?

On rencontre plusieurs terminologies proches :

  • GTB (Gestion Technique du Bâtiment) et GTC (Gestion Technique Centralisée) désignent souvent des systèmes similaires, la GTC étant parfois utilisée pour un périmètre limité (CVC, par exemple).

  • BMS (Building Management System) est l’équivalent anglophone, fréquent dans les textes européens (BACS – Building Automation and Control Systems).

  • La supervision GTB désigne plus spécifiquement la couche applicative et graphique qui s’appuie sur ces systèmes pour offrir une vision d’ensemble et des fonctions avancées d’analyse.

Un enjeu central dans la transition énergétique des bâtiments

Les bâtiments représentent environ 30 % de la consommation finale d’énergie dans le monde, et une part significative des émissions de CO₂ liées à l’énergie.(iea.org) Dans ce contexte, la capacité à mesurer, piloter et optimiser les usages (chauffage, refroidissement, ventilation, éclairage) via des systèmes d’automatisation et de supervision est au cœur des politiques d’efficacité énergétique.

C’est précisément la vocation de la supervision GTB : fournir une vision temps réel et une capacité d’action fine sur les équipements techniques, pour concilier confort, performance économique et objectifs environnementaux.

Un contexte réglementaire qui rend la supervision GTB incontournable

Le décret BACS et l’obligation de systèmes d’automatisation

En Europe, la directive sur la performance énergétique des bâtiments a été déclinée en France par le décret BACS (Building Automation and Control Systems). Celui-ci impose la mise en place de systèmes d’automatisation et de contrôle – assimilables à une GTB incluant une supervision – dans les bâtiments tertiaires non résidentiels dépassant certains seuils de puissance CVC.(entreprises.cci-paris-idf.fr)

Pour les bâtiments existants :

  • Depuis le 1er janvier 2025 : obligation au-delà de 290 kW de puissance nominale totale des systèmes de chauffage, climatisation et ventilation.

  • À compter du 1er janvier 2027 : extension aux bâtiments dont la puissance nominale est supérieure à 70 kW.(entreprises.cci-paris-idf.fr)

Ces systèmes doivent notamment assurer le suivi, l’enregistrement et l’analyse des consommations par zone, la détection des dérives, le pilotage automatique et manuel des équipements, ainsi que la communication avec les autres systèmes du bâtiment.(cegibat.grdf.fr) Une supervision GTB moderne répond naturellement à ces exigences.

GTB et systèmes techniques de bâtiment

Le portail officiel Service Public – Entreprendre rappelle que les systèmes techniques de bâtiment (chauffage, refroidissement, ventilation, éclairage intégré, production d’électricité sur site, etc.) sont au cœur des obligations d’automatisation et de régulation.(entreprendre.service-public.gouv.fr) La supervision GTB permet de fédérer ces systèmes au sein d’une plateforme unique, facilitant à la fois la mise en conformité réglementaire et le pilotage énergétique.

Standards européens EN 15232 et EN ISO 52120

La norme EN 15232 a longtemps fait référence pour quantifier l’impact des systèmes d’automatisation et de gestion sur la performance énergétique des bâtiments. Elle définit des classes d’efficacité (A à D) et montre qu’un passage d’une GTB standard (classe C) à une GTB avancée (classe B ou A) permet 20 à 30 % d’économies d’énergie sur le chauffage et le refroidissement pour des bureaux typiques.(voltimum.pt)

Depuis 2022, cette norme est progressivement remplacée par EN ISO 52120‑1:2022, qui propose un cadre harmonisé pour évaluer la contribution des systèmes d’automatisation et de gestion technique (BAC/TBM/BMS) à la performance énergétique des bâtiments.(eubac.org) Pour une stratégie GTB durable, il est pertinent de s’aligner dès la conception des projets sur ces référentiels.

Les bénéfices concrets d’une supervision GTB bien conçue

Réduction des consommations et des émissions

De nombreuses études démontrent qu’une automatisation avancée, pilotée par une supervision, peut réduire de 20 % à 30 % les consommations d’énergie pour le CVC et l’éclairage dans des bâtiments tertiaires, voire davantage lorsque l’on part d’installations peu ou pas automatisées.(voltimum.pt)

Des travaux de recherche montrent par exemple qu’un pilotage intelligent de la climatisation ou des usages électriques (avec retour d’information aux occupants) génère des réductions de l’ordre de 10 à 25 %, selon les sites étudiés.(arxiv.org) En combinant ces approches à une supervision GTB centralisée, les gains sont pérennisés et mieux maîtrisés.

Confort, qualité d’usage et image de l’entreprise

Une supervision GTB ne se limite pas à l’énergie. Elle contribue aussi à :

  • Maintenir des conditions de confort thermique et de qualité d’air conformes aux attentes des occupants ;

  • Adapter automatiquement les consignes en fonction de l’occupation réelle, des horaires et des usages des espaces ;

  • Réduire les nuisances (bruits d’équipements, variations de température, éclairage inadapté) grâce à une meilleure coordination des systèmes.

Dans un contexte où la qualité de l’environnement de travail et l’empreinte carbone deviennent des critères d’attractivité, une supervision GTB performante renforce l’image de l’organisation auprès de ses collaborateurs, clients et investisseurs.

Exploitation simplifiée et continuité de service

Pour les équipes d’exploitation, la supervision GTB offre :

  • Une vision consolidée multi-sites et multi-métiers (CVC, électricité, sûreté, ENR, etc.) ;

  • La gestion des alarmes et incidents avec priorisation, historisation et traçabilité ;

  • Des tableaux de bord personnalisables pour suivre les indicateurs clés (kWh/m², confort, disponibilité des équipements, etc.) ;

  • Des fonctions d’ordonnancement et de scénarios permettant d’automatiser de nombreuses tâches répétitives.

En lien avec des infrastructures IT robustes et des plans de reprise d’activité, une supervision GTB bien architecturée contribue aussi à la résilience opérationnelle des bâtiments.

Comment fonctionne une supervision GTB moderne ?

Architecture type d’un système de supervision

Un système de GTB avec supervision repose généralement sur plusieurs couches techniques :(fr.wikipedia.org)

  1. Capteurs et actionneurs : sondes de température, compteurs d’énergie, détecteurs de présence, variateurs, vannes motorisées, etc.

  2. Automates, contrôleurs et régulateurs locaux : ils exécutent les lois de régulation (CVC, éclairage, stores…) et communiquent via des bus (BACnet, Modbus, KNX, LON, etc.).

  3. Réseau de communication : backbone IP, réseaux locaux, segments de terrain, souvent intégrés à l’infrastructure IT de l’entreprise.

  4. Serveurs de supervision (souvent de type SCADA / BMS) : collecte des données, traitement, historisation, génération d’alarmes et de rapports.

  5. Interfaces utilisateurs : postes d’exploitation, vues web, applications mobiles, parfois intégrées à des digital workplaces ou portails internes.

Données collectées et capacités d’analyse

La supervision GTB agrège différentes familles de données :

  • Mesures : températures, hygrométrie, débits, puissances, énergies (électricité, gaz, chaleur, froid), taux de CO₂, etc. ;

  • États : marche/arrêt d’équipements, niveaux de charge, positions de vannes ou registres, statut des alarmes ;

  • Alarmes et évènements : dépassement de seuil, défaut matériel, dérive de performance, indisponibilité de réseau…

Ces données alimentent :

  • Des synoptiques graphiques permettant de visualiser l’état du bâtiment en temps réel ;

  • Des tableaux de bord énergétiques et environnementaux (kWh, émissions, confort, disponibilité) ;

  • Des rapports périodiques (mensuels, annuels) utiles pour le reporting interne, les audits ou les obligations réglementaires.

Cybersécurité et infrastructures numériques

Une supervision GTB moderne est de plus en plus interconnectée : exposition web, remontée de données vers le cloud, intégration à d’autres SI (GMAO, ERP, outils métiers). Cette ouverture renforce les enjeux de cybersécurité (segmentation réseau, durcissement des systèmes, gestion des accès) et nécessite une infrastructure résiliente (réseaux, serveurs, stockage, sauvegardes, PRA/PCA).(fr.wikipedia.org)

Chez Score Group, ces dimensions sont adressées de manière transverse : la division Noor ITS conçoit et sécurise les infrastructures IT qui supportent les plateformes de supervision, tandis que Noor Energy et Noor Technology se concentrent sur les systèmes énergétiques et les couches applicatives intelligentes.

Fonctionnalités clés d’une supervision GTB efficace

Fonctions de supervision GTB et bénéfices associés

Fonction de supervision

Description

Bénéfices principaux

Supervision temps réel

Synoptiques graphiques des installations et état instantané des équipements.

Meilleure réactivité, compréhension rapide des situations, réduction des temps d’arrêt.

Gestion des alarmes

Remontée, priorisation, acquittement et historisation des incidents et défauts.

Traitement plus rapide des pannes, traçabilité, amélioration de la disponibilité.

Suivi énergétique

Collecte des consommations par usage, zone, période, avec indicateurs normalisés.

Identification des dérives, mesure des gains, pilotage des plans d’actions.

Ordonnancement & scénarios

Programmation horaire, scénarios d’occupation, modes réduits ou hors gel.

Adaptation fine aux besoins, économies d’énergie, confort maîtrisé.

Rapports & export de données

Rapport périodique automatique, export CSV/API vers d’autres systèmes.

Facilitation des audits, du reporting réglementaire et du contrôle de gestion.

Interfaces multi-supports

Accès via postes d’exploitation, web et mobilité, rôles différenciés.

Exploitation plus fluide, collaboration entre métiers, meilleure adoption.

Intégration de l’IoT et des capteurs intelligents

La supervision GTB évolue vers des architectures connectées, intégrant des capteurs IoT (compteurs communicants, sondes autonomes, balises d’occupation, etc.). Ceux-ci enrichissent fortement la granularité des données sans nécessiter de lourds travaux de câblage.(arxiv.org)

La division Noor Technology – Smart Connecting de Score Group est précisément focalisée sur ces technologies IoT, la connectivité temps réel et l’intégration des capteurs intelligents dans les plateformes de supervision, pour transformer le bâtiment en véritable smart building.

Analyse avancée, IA et optimisation prédictive

Au-delà du simple monitoring, l’objectif est de prédire et optimiser le fonctionnement des installations. Des travaux récents montrent que des modèles de machine learning appliqués à la régulation de la climatisation ou à la prédiction d’occupation peuvent générer des économies supplémentaires de l’ordre de 20 à 50 % sur certains usages, à confort équivalent.(arxiv.org)

Chez Score Group, ces approches relèvent de notre division Noor Technology – Intelligence Artificielle, qui vient compléter la supervision GTB par des algorithmes prédictifs, des recommandations automatiques ou des stratégies d’optimisation multi-objectifs (énergie, confort, coût, empreinte carbone).

Mettre en place un projet de supervision GTB : étapes clés

1. Cadrage, audit et définition des objectifs

Tout projet de supervision GTB performant commence par un audit technique et énergétique des installations existantes et des usages du bâtiment. Il s’agit de :

  • Cartographier les systèmes techniques (CVC, éclairage, ENR, sûreté…) ;

  • Identifier les données disponibles et les lacunes de mesure ;

  • Comprendre les contraintes d’exploitation et de confort ;

  • Définir des objectifs chiffrés (kWh/m², émissions, disponibilité des équipements, etc.).

La division Noor Energy – Gestion de l’énergie accompagne typiquement ces phases d’audit et de définition des trajectoires de performance.

2. Conception de l’architecture GTB / supervision

Sur la base de ce cadrage, l’architecture est définie en détaillant :

  • Le périmètre fonctionnel (systèmes intégrés, sites concernés, interfaces) ;

  • Les protocoles de communication et modes de connexion (bus terrain, IP, API, IoT) ;

  • La topologie réseau et les exigences de cybersécurité ;

  • La stratégie d’hébergement (on-premise, datacenters privés, cloud ou modèles hybrides) et de sauvegarde.

Chez Score Group, l’approche est globale : Noor Energy définit le périmètre énergétique et bâtimentaire, Noor ITS sécurise l’infrastructure numérique, Noor Technology intervient sur les couches d’innovation (IoT, IA, applications web et mobiles).

3. Intégration, reprise de données et urbanisation

La valeur d’une supervision GTB repose grandement sur la qualité des données. Les bonnes pratiques incluent :

  • La normalisation des noms de points (tagging), unités et hiérarchies de zones ;

  • La reprise des historiques utiles (consommations, alarmes, consignes) ;

  • L’intégration avec d’autres systèmes (GMAO, SI énergie, plateformes de reporting RSE, etc.).

Une attention particulière doit être portée à la gestion des identités et des droits d’accès, ainsi qu’à la journalisation des actions, afin de répondre aux exigences de cybersécurité et de conformité.

4. Recette, formation et conduite du changement

Une fois la supervision déployée, une phase de recette fonctionnelle et d’acceptation utilisateur est cruciale pour valider :

  • La cohérence des synoptiques et des points supervisés ;

  • La pertinence des alarmes et de leur priorisation ;

  • La justesse des indicateurs et rapports énergétiques.

La formation des équipes d’exploitation et la documentation des procédures (ex. gestion d’alarme, bascule en mode dégradé, mises à jour) conditionnent l’adoption sur la durée.

5. Exploitation, amélioration continue et innovation

Une supervision GTB n’est pas un projet ponctuel, mais un dispositif vivant. Les meilleures pratiques consistent à :

  • Mettre en place un cycle d’amélioration continue (revues de performance, ajustement des consignes, enrichissement des tableaux de bord) ;

  • Intégrer progressivement de nouveaux usages (mobilité électrique, stockage, flexibilité réseau) ;

  • Évaluer l’opportunité d’intégrer des briques avancées (prédiction d’occupation, pilotage dynamique, participation aux dispositifs d’effacement).(arxiv.org)

Supervision GTB et stratégie énergétique globale

Coupler GTB, énergies renouvelables et mobilité électrique

La supervision GTB devient particulièrement puissante lorsqu’elle intègre la production locale d’énergie (photovoltaïque, stockage) et les nouveaux usages électriques (bornes de recharge, flotte électrique). Ces postes représentent des leviers majeurs pour atteindre les objectifs de décarbonation, tout en augmentant la complexité de pilotage des sites.(unep.org)

La division Noor Energy de Score Group conçoit ces systèmes énergétiques – énergies renouvelables, mobilité durable, stockage – et les intègre à la supervision GTB pour optimiser l’ensemble du mix énergétique du bâtiment.

Intégration au système d’information de l’entreprise

Dans une logique de transformation digitale, la supervision GTB s’interface de plus en plus avec les outils métiers :

  • Plateformes de reporting environnemental et RSE ;

  • Outils de pilotage financier et de contrôle de gestion énergétique ;

  • Solutions collaboratives pour les services généraux et les occupants.

En connectant la GTB au SI, les données d’exploitation deviennent de véritables actifs décisionnels. Le site score-grp.com présente l’approche globale de Score Group, qui fédère Énergie, Digital et New Tech pour transformer ces données en leviers opérationnels.

Bonnes pratiques pour une supervision GTB pérenne

Définir des indicateurs pertinents et actionnables

Une supervision GTB efficace ne se juge pas au nombre de points supervisés, mais à la capacité à prendre des décisions à partir des indicateurs. Quelques exemples :

  • kWh/m² et kWh/poste de travail, par zone fonctionnelle ;

  • Taux d’occupation et consommation par occupant ;

  • Taux d’équipements en défaut, temps moyen de rétablissement ;

  • Nombre d’alarmes critiques par mois et leur récurrence.

L’objectif est de disposer d’indicateurs suffisamment simples pour guider les actions, mais assez précis pour détecter les dérives et vérifier l’efficacité des plans d’amélioration.

Soigner l’ergonomie et la gouvernance des accès

Les interfaces de supervision doivent être adaptées aux différents profils : techniciens d’exploitation, responsables énergie, direction immobilière, voire certains services internes. Il est recommandé de :

  • Proposer des vues et tableaux de bord par rôle ;

  • Limiter les accès aux fonctions sensibles (télécommandes, consignes) selon des profils clairement définis ;

  • Tracer les actions pour sécuriser l’exploitation.

Prendre en compte la cybersécurité dès la conception

Les systèmes GTB sont désormais explicitement visés par les recommandations de cybersécurité dans les bâtiments intelligents. Segmenter les réseaux, gérer les mises à jour, protéger les accès distants, surveiller les flux… sont devenus des impératifs pour éviter qu’une vulnérabilité OT ne mette en péril l’activité.(cegibat.grdf.fr)

L’approche intégrée de Score Group, combinant supervision GTB, infrastructures numériques et sécurité, permet d’anticiper ces risques et de les traiter au bon niveau.

FAQ – Questions fréquentes sur la supervision GTB

Comment choisir une solution de supervision GTB adaptée à son bâtiment ?

Le choix doit d’abord partir de vos objectifs : conformité réglementaire (décret BACS, décret tertiaire), économies d’énergie, amélioration du confort, pilotage multi-sites, etc. Ensuite, évaluez le périmètre technique (CVC, éclairage, ENR, sûreté…), les protocoles déjà en place et le niveau d’ouverture souhaité (API, cloud, IoT). La solution retenue doit être interopérable, capable de s’intégrer au SI existant et évolutive pour accompagner de nouveaux usages. Enfin, privilégiez un intégrateur capable d’orchestrer énergie, IT et innovation – rôle que joue Score Group avec ses divisions Noor Energy, Noor ITS et Noor Technology.

Quelles sont les obligations réglementaires liées à la GTB dans le tertiaire ?

Pour les bâtiments tertiaires non résidentiels, le décret BACS impose la mise en place d’un système d’automatisation et de contrôle – de type GTB – lorsque la puissance nominale totale des systèmes de chauffage, climatisation et ventilation dépasse 290 kW à partir du 1er janvier 2025, puis 70 kW à compter du 1er janvier 2027, sous réserve de conditions de rentabilité.(entreprises.cci-paris-idf.fr) Ces systèmes doivent permettre de suivre et analyser les consommations, de détecter les dérives et de piloter les équipements. La supervision GTB est l’outil privilégié pour répondre à ces exigences tout en structurant une stratégie énergétique globale.

Quelle est la différence entre GTB, GTC et BMS ?

Dans la pratique, les termes GTB (Gestion Technique du Bâtiment), GTC (Gestion Technique Centralisée) et BMS (Building Management System) désignent des concepts très proches. La GTC est parfois utilisée pour un périmètre plus restreint (ex. uniquement CVC), tandis que GTB et BMS couvrent l’ensemble des systèmes techniques du bâtiment. La supervision GTB, quant à elle, fait spécifiquement référence à la plateforme logicielle (souvent type SCADA/BMS) qui collecte les données, les affiche via des synoptiques et tableaux de bord, gère les alarmes et permet le pilotage. L’important est surtout le périmètre réel couvert et le niveau d’intégration entre systèmes.

Quels indicateurs de performance suivre dans une supervision GTB ?

Les indicateurs doivent refléter vos enjeux : pour l’énergie, des KPIs comme kWh/m², kWh/occupant, facteur de charge des équipements, taux de dérive par rapport à une ligne de base ou aux références normatives (ex. EN ISO 52120) sont pertinents.(eubac.org) Côté exploitation, suivez le nombre d’alarmes critiques, leur délai de traitement, la disponibilité des équipements et le temps moyen de rétablissement. Enfin, pour le confort, des indicateurs de temps passé dans les plages de température ou de CO₂ cibles permettent de concilier performance énergétique et qualité de service aux occupants.

Comment sécuriser une supervision GTB connectée au réseau IP ?

La sécurisation passe par une combinaison de mesures : segmentation réseau entre OT (GTB) et IT, filtrage des flux, durcissement des systèmes (mots de passe forts, mises à jour maîtrisées), gestion rigoureuse des comptes et des droits d’accès, journalisation et supervision des évènements de sécurité. Il est également conseillé de prévoir des architectures redondantes et des procédures de reprise d’activité en cas d’incident. En s’appuyant sur des experts infrastructures et cybersécurité, comme ceux de Noor ITS au sein de Score Group, vous pouvez concevoir une supervision GTB qui reste disponible et sûre, même dans un environnement très connecté.

Et maintenant ? Structurer votre projet de supervision GTB avec Score Group

La supervision GTB est un formidable levier pour concilier conformité réglementaire, performance énergétique, confort et résilience opérationnelle. Pour en tirer tout le potentiel, elle doit être pensée comme un projet global, à la croisée de l’énergie, du numérique et des nouvelles technologies. Chez Score Group, notre division Noor Energy – Gestion du bâtiment conçoit et intègre vos architectures GTB, tandis que Noor ITS et Noor Technology sécurisent l’infrastructure et y apportent IoT et IA. Pour échanger sur votre situation, vos contraintes et vos objectifs, vous pouvez nous contacter directement via la page Contact et bâtir, ensemble, une supervision GTB à la hauteur de vos enjeux.

 
 
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